dimanche 2 septembre 2007

57- Vision personnelle

56- Ah! Ca ira! Ca ira!


Bon je sais je sais je sais, pas beaucoup de nouveautés et en plus je vais faire un blog qui a quelques temps de retard. Je sais bien que le 14 juillet c'est passé, mais passionnée par le film Marie Antoinette que je trouve très bien, j'ai eu une envie folle de faire de nombreuses recherches autours, j'aime les films, même ceux avec des converses bleues ou roses, mais qui parlent de ces époques complétement différentes de la notre.
Donc me voilà passionnée ce soir par la prise de la Bastille!
autant c'est une libération d'une tyrannie aristocratique, autant c'est aussi pour moi le début de la fin des folies. Je nous trouve très pâlots à côté de la Cour, bon enfin c'était une remarque annexe. C'est une bonne chose quand même cette prise de la Bastille et tout ce qui en découle.
De toute façon c'est fait.
Je vais vous gratifier ici d'un Edith Piaf odieux, que j'ai même failli prendre pour Mireille Mathieu, même si 1954 c'est vieux, j'ai toujours l'impression de Mireille Mathieu est l'être le plus vieux au monde, si c'est un être humain...




Un grand symbole pour la France
Mais Wikipedia mon amour, nous en apprend un peu plus sur ce chant à deux versions

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ah!_%C3%A7a_ira

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, refrain qui symbolise la Révolution, fut entendu pour la première fois en mai 1790. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de contredanse très populaire dû à Bécourt, violoniste au théâtre Beaujolais et que la reine Marie-Antoinette elle-même aimait souvent jouer sur son clavecin.

Le titre et le thème du refrain de cette chanson ont été inspirés par l’optimisme imperturbable de Benjamin Franklin, représentant très apprécié par le peuple français du Congrès des 13 colonies d’Amérique à Paris, du 22 décembre 1776 au 12 juillet 1785 qui, lorsqu’on lui demandait des nouvelles de la guerre d’Indépendance américaine, répondait invariablement dans son mauvais français : « Ça ira, ça ira » (pour l’anglais : It’ll be fine). À la Révolution, le texte fut transformé par les sans-culottes en apostrophes assassines à l’égard de l’aristocratie et du clergé. Le « Ça ira » survécut à Thermidor et le Directoire ordonna même qu’on le chantât avant chaque spectacle. Il fut interdit sous le Consulat.

Il existe bien des versions de ce chant... les paroles évoluant de l'optimisme de la fête du 14 juillet 1790 :"Ah ça ira, ça ira ! Pierrot et Margot chantent à la ginguette ! Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Réjouissons nous, le bon temps reviendra." au refrain ultérieur beaucoup plus menaçant : "Ah ça ira, ça ira, ça ira, Les aristocrates à la lanterne. Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates on les pendra."

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple en ce jour sans cesse répète,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Malgré les mutins tout réussira.
Nos ennemis confus en restent là
Et nous allons chanter « Alléluia ! »
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète il a prédit cela.
En chantant ma chansonnette
Avec plaisir on dira :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Suivant les maximes de l’évangile
Du législateur tout s’accomplira.
Celui qui s’élève on l’abaissera
Celui qui s’abaisse on l’élèvera.
Le vrai catéchisme nous instruira
Et l’affreux fanatisme s’éteindra.
Pour être à la loi docile
Tout Français s’exercera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Pierrette et Margot chantent la guinguette
Réjouissons-nous, le bon temps viendra !
Le peuple français jadis à quia,
L’aristocrate dit : « Mea culpa ! »
Le clergé regrette le bien qu'il a,
Par justice, la nation l’aura.
Par le prudent Lafayette,
Tout le monde s’apaisera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Par les flambeaux de l’auguste assemblée,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple armé toujours se gardera.
Le vrai d'avec le faux l’on connaîtra,
Le citoyen pour le bien soutiendra.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand l’aristocrate protestera,
Le bon citoyen au nez lui rira,
Sans avoir l’âme troublée,
Toujours le plus fort sera.
Petits comme grands sont soldats dans l’âme,
Pendant la guerre aucun ne trahira.
Avec cœur tout bon Français combattra,
S’il voit du louche, hardiment parlera.
Lafayette dit : « Vienne qui voudra ! »
Sans craindre ni feu, ni flamme,
Le Français toujours vaincra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra.
Si on n’ les pend pas
On les rompra
Si on n’ les rompt pas
On les brûlera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Nous n’avions plus ni nobles, ni prêtres,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
L’égalité partout régnera.
L’esclave autrichien le suivra,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Et leur infernale clique
Au diable s’envolera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates à la lanterne ;
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates on les pendra ;
Et quand on les aura tous pendus,
On leur fichera la pelle au c...


Couplets improvisés dans la matinée au champ-de-Mars, pendant une averse :

Ah ça ira, ça ira, ça ira !
En dépit d'z aristocrat' et d'la pluie,
Ah! ça ira, ça ira, ça ira !
Nous nous mouillerons, mais ça finira.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
On va trop bien l'nouer pour que ça s'délie,
Ah ! ça tiendra ! ça tiendra ! ça tiendra !
Et dans deux mille ans on s'en souviendra !

dimanche 5 août 2007

55- Suite


Le Drac

Légendes d'Auvergne

Près de Calhac, un paysan nommé Guillaume rentre chez lui après une longue journée de travail. Soudain, il entend un bêlement derrière un fourré. il s'approche, aperçoit un mouton qui semble perdu, à bout de forces. Il le regarde mieux et reconnaît une de ses propres bêtes, qu'il croyait en train de paître au loin, près de sa maison, gardée par son fils.

« Elle s'est sauvée, pense-t-il, et ne retrouvera jamais son chemin. »

Le mouton fait mine de s'écarter, puis se laisse tomber au sol, avec un nouveau bêlement désespéré.

« Malheur, va falloir porter l'animal, il n'en peut plus. »

Guillaume attrape le mouton, le place sur ses épaules et se met en marche. L'animal pèse bien son poids, l'homme sent bientôt la fatigue l'envahir. Mais il n'est pas question d'abandonner son bien, ça non... La marche continue, de plus en plus difficile. Le paysan souffle, jure, et arrive dans un bois de noyers qu'il doit traverser.

Au milieu du bois, il entend une drôle de voix qui part du sommet d'un arbre :

- Ah, te voilà enfin !

- Eh oui, pour ne pas me fatiguer, j'ai du attendre longtemps le passage d'un imbécile, qui m'a pris sur son dos.

C'est le mouton qui parle ! Guillaume le lâche et se sauve, plein de peur et de colère, comprenant que le mouton était un drac, un drac qui s'est bien moqué de lui. Bien entendu, rentré dans sa ferme, il retrouve son troupeau au complet, gardé par son fils...

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Sur la route d’Aurillac, deux futurs mariés marchent, la main dans la main, le sourire aux lèvres. Ils vont en ville faire des courses ; le jour de leur mariage approche, ils ont bien des emplettes à faire... Tout à coup, au beau milieu du chemin, ils aperçoivent une grosse et belle pelote de fil blanc. Ils la ramassent, tout heureux. Le fil paraît solide, cela fera une chose de moins à acheter. Rentrée chez elle, lorsque la future épouse se met à coudre sa robe de mariée, elle utilise le fil trouvé ; la robe est réussie, tout bien.

Arrive le grand jour. Au bras de son père, la jeune fille va entrer à l'église. Mais au moment d'en franchir le seuil, devant toute la noce réunie, le fil de sa robe se découd de partout, disparaît, et les morceaux d'étoffe tombent à terre, tous en même temps !

Imaginez la scène, la réaction de la mariée, celle des invités... voilà encore un tour de drac, transformé cette fois en pelote de fil !

Dans la vallée de Cheylade, un marquis fut invité à déjeuner par un seigneur des environs. Après le plantureux repas, le marquis prit congé de son hôte, et s'en fut vers sa demeure La tête lourde et les jambes un peu flageolantes, il regretta d'être venu à pied, et sans domestique pour le soutenir dans sa marche.

Et puis, à un moment donné, levant les veux le noble aperçut un cheval noir qui semblait l’y attendre, un cheval, la selle sur le dos et la bride au cou. Mieux encore, ce cheval semblait de son écurie ! Sans hésitation, le marquis s'en approcha, grimpa sur son dos. Le cheval, obéissant, se mit en marche d'un pas paisible. Tout alla bien jusqu'au gué de la rivière, la Rhue. Le cheval s'y engagea, puis brusquement, obliqua sur la droite, sans se soucier d'aborder la berge. Le marquis eut beau tirer la bride, jouer de la botte à défaut d'éperon, crier, hurler, rien n'y fit. Bientôt l'eau lui atteignit la taille, le ventre...

Alors, le cheval disparut, et le noble faillit se noyer dans la rivière avant de pouvoir atteindre la rive, jurant et crachant.

Inutile de préciser, je pense, qu'un drac s'était fait cheval ce jour-là pour s'amuser un brin.

On pourrait multiplier le récit de toutes les farces mauvaises faites par les dracs d’Auvergne. Ils soufflent les chandelles, brouillent les écheveaux de laine, détachent les vaches et les chiens, ôtent les fers des chevaux, les tuiles des toits... Ils remuent les chaînes toute la nuit dans un grenier pour empêcher les braves gens de dormir, trempent des couvertures dans l'eau... et même dans le purin, avant d'en recouvrir les bouviers. Ils se transforment en lumière, que le voyageur aperçoit à l'horizon, et qui l'entraîne vers quelque bourbier puant...

Bref, mieux vaut ne pas avoir affaire à ces êtres malfaisants. Si cela vous arrive, si vous les sentez s'agiter autour de vous, de votre demeure, un seul remède connu : le drac veut toujours savoir le nombre exact de ce qu'il voit, combien de chaises entourent la table, combien de draps sont empilés dans l'armoire, etc. Alors, pour qu'il vous laisse tranquille, mettez dans quelque recoin de votre maison un tas de graines fines : des lentilles, du lin, des trèfles. Le drac passera la nuit à les compter, sans s'occuper de rien d'autre.

54- Légendes


Le saut de la pucelle
Haute Loire

Avant la Révolution, on montrait sur une corniche à pic au-dessus de la plaine et près d'une chapelle vouée à Saint Michel, qui existe encore aujourd'hui, l'empreinte de deux pieds. C'étaient ceux d'une jeune fille du Puy qui, en butte aux médisances de ses voisins, s'était précipitée de là dans la plaine, à 300 pieds au-dessous. Elle commença avec succès, grâce à la protection de Saint Michel, mais l'orgueil l'ayant poussée à une troisième tentative, elle fut abandonnée par son protecteur et périt misérablement [...]


Le saut du Diable
Haute Loire

Dans les gorges de la Loire, deux creux sont réunis par une rigole à la face supérieure d'une roche adhérante aux vastes rochers à pointes aiguës et comme crénelées que le peuple appelle le château des Sarrasins. C'est un lieu sinistre et hanté : ami des païens, le démon les visitait souvent. Un jour, ils se brouillèrent et le démon essayant, contre leur volonté, de franchir la Loire qui le séparait du château, lança du haut d'une roche son coursier qui le précipita dans le fleuve.
Serait-ce en l'honneur de la légende ou dans un tout autre but qu'on a gravé artistiquement en creux un fer à cheval sur une autre roche située au bord de la Loire, à cinq ètres au-dessus de son lit? Le peuple n'hésite pas à expliquer cette dernière empreinte: il l'appelle le Fer du Diable.

Paul Sébillot, CONTES D'AUVERGNE

53- Lectures

Je n'en fini pas de lire, de toute sorte de bouquins, je profite de travailler a mi-temps pour m'offrir le luxe de prendre des livres gratuitement a la bibliothèque qui est quasi en bas de chez moi. Du coup le 21 je dois rendre ces deux livres:
-Vittorio le vampire (un peu pompeux) d'Anne Rice, pas mon préféré mais qui se lit vite.

-French Gothic: anthologie, un livre sympa pour redécouvrir la littérature fantastique et goth française des siècles derniers et d'aujourd'hui.

52- Since i was born I started to decay


dimanche 15 juillet 2007

51- Mauvais choix

Protege-moi - Placebo

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C'est le malaise du moment ,
L'épidémie qui s'étend,
La fête est finie, on descend,
Les pensées qui glacent la raison.
Paupières baissées, visages gris,
Surgissent les fantômes de notre lit,
On ouvre le loquet de la grille,
Du taudis qu'on appelle maison.

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi

Sommes-nous les jouets du destin ?
Souviens-toi des moments divins,
Planant, éclatés, au matin,
Et maintenant nous sommes tout seuls.
Perdus les rêves de s'aimer,
Le temps où on avait rien fait,
Il nous reste une vie pour pleurer,
Et maintenant nous sommes tout seuls.

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me
Protect me from what I want (protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (protège-moi, protège-moi)
Protect me, protect me

Protège-moi, protège-moi
Protège moi de mes désirs
Protège-moi, protège-moi

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

(Protect me)
Protect me from what I want
(Protect me)
Protect me from what I want
(Protect me..)
Protect me from what I want

Protect me protect me

(Protect me)
Protect me from what I want
(Protect me)
Protect me from what I want
(Protect me....)
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protège-moi

lundi 25 juin 2007

50- Accords et a cris

Poppy Z. Brite, Le corps exquis
dernier achat en date...


Avec...
Déchirures de Sire Cedric

Ces maisons qui tuent de Roger de Lafforest

The Amityville horror de Jay Anson (la couv n'est pas la même malheureusement)



Du temps a perdre, des curiosités (notamment les maisons hantées)
Quelques livres différents mais pas tant que ça...

49- Quand j'aurai un peu d'argent


"Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. "

dimanche 24 juin 2007

48- Divine

Pas particuliérement fan, j'ai juste un passage a vide...


Dans l'espoir docile
Deux ailes fragiles
Je te devine
Divine idylle

L'amour qui sommeille
Dans un souffle iréel
Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle

Je te vole une plume
Pour écrire une rime
Au clair de la lune
Mon amie l'idylle

Mon homme idéal
Arme à l'âme fatale
Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle

Divine Idylle

Sommeille le vague à l'âme
Elle a hissé la voile
J'ai le mal des chimères
Le coeur en flammes

Des étincelles
Il faut qu'elle freine
Si je ferme les yeux
Elle m'appelle
Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle

Divine idylle
Mon amie l'idylle
Je rêve idylle
Divine idylle
Mon homme idéal
Mon idylle




jeudi 14 juin 2007

47- Je l'ai été...

ACTEURS

SGANARELLE, mari de Martine.
MARTINE, femme de Sganarelle.
M. ROBERT, voisin de Sganarelle.
VALÈRE, domestique de Géronte.
LUCAS, mari de Jacqueline.
GÉRONTE, père de Lucinde.

JACQUELINE, nourrice chez Géronte, et femme de Lucas.
LUCINDE, fille de Géronte.
LÉANDRE, amant de Lucinde.
THIBAUT, père de Perrin.
PERRIN, fils de Thibaut, paysan.


Le médecin malgré lui-Molière





SCÈNE III

JACQUELINE, SGANARELLE, LUCAS(*).

SGANARELLE.- Voici la belle nourrice. Ah nourrice de mon cœur, je suis ravi de cette rencontre: et votre vue est la rhubarbe, la casse et le séné qui purgent toute la mélancolie de mon âme.

JACQUELINE.- Par ma figué, Monsieu le Médecin, ça est trop bian dit pour moi: et je n'entends rien à tout votte latin(*).

SGANARELLE.- Devenez malade, nourrice, je vous prie, devenez malade pour l'amour de moi. J'aurais toutes les joies du monde, de vous guérir.

JACQUELINE.- Je sis votte sarvante, j'aime bian mieux qu'an ne me guérisse pas(*).

SGANARELLE.- Que je vous plains, belle nourrice, d'avoir un mari jaloux et fâcheux comme celui que vous avez!

JACQUELINE.- Que velez-vous, Monsieu(*), c'est pour la pénitence de mes fautes: et là où la chèvre est liée, il faut bian qu'alle y broute.

SGANARELLE.- Comment, un rustre comme cela! un homme qui vous observe toujours, et ne veut pas que personne vous parle!

JACQUELINE.- Hélas! vous n'avez rien vu encore: et ce n'est qu'un petit échantillon de sa mauvaise humeur.

SGANARELLE.- Est-il possible, et qu'un homme ait l'âme assez basse, pour maltraiter une personne comme vous? Ah que j'en sais, belle nourrice, et qui ne sont pas loin d'ici, qui se tiendraient heureux de baiser, seulement, les petits bouts de vos petons. Pourquoi faut-il qu'une personne si bien faite, soit tombée en de telles mains: et qu'un franc animal, un brutal, un stupide, un sot...? Pardonnez-moi, nourrice, si je parle ainsi de votre mari.

JACQUELINE.- Eh, Monsieu, je sai bien(*) qu'il mérite tous ces noms-là.

SGANARELLE.- Oui, sans doute, nourrice, il les mérite: et il mériterait encore, que vous lui missiez quelque chose sur la tête, pour le punir des soupçons qu'il a.

JACQUELINE.- Il est bien vrai, que si je n'avais, devant les yeux, que son intérêt, il pourrait m'obliger à queuque étrange chose.

SGANARELLE.- Ma foi, vous ne feriez pas mal, de vous venger de lui, avec quelqu'un. C'est un homme, je vous le dis, qui mérite bien cela: et si j'étais assez heureux, belle nourrice, pour être choisi pour...


En cet endroit, tous deux apercevant Lucas qui était derrière eux,


et entendait leur dialogue, chacun se retire de son côté,


mais le médecin d'une manière fort plaisante.






46- Dangereuse

Votre sévérité augmente chaque jour, Madame, et, si j'ose le dire, vous semblez craindre moins d'être injuste que d'être indulgente.



Les liaisons dangereuses

mardi 12 juin 2007

45- Les mauvaises nouvelles

Après avoir fermé les volets de bois et éteint la lumière, ils entrèrent tous les deux dans la salle de bain à carreaux noirs et blancs.
Il ouvrit le robinet d'eau chaude de la vieille baignoire et laissa couler l'eau, tout doucement. Puis ils s'installèrent devant le miroir, silencieusement, selon le rituel.
Ils regardaient leur reflet, immobiles, l'un dans l'autre, l'autre dans l'un.
Quand il se dévêtirent pour se mettre nus, il lui dit que leur amour ne serait que du vent, qu'un moulin à vent, mais qu'il y'aurait peut-être une tempête, et qu'après la tempête tout serait comme avant.
Alors elle remplit ses joues d'air et lui souffla dessus, sur son corps tout entier. Le visage d'abord, puis jusqu'en bas, jusqu'à ses pieds. En se relevant, elle lui dit qu'elle voudrait que jamais le vent ne s'arrête de souffler. Et comme ça elle pourrait toujours se réfugier dans ses bras et qu'il la tiendrait fort pour qu'elle ne s'envole pas...
Qu'elle aimait bien la tempête.


Nicolas Sirkis-Les mauvaises nouvelles

jeudi 31 mai 2007

44- Varshavianka

Donc voilà, j'ai une dizaine de livres à lire et me voici qui m'intéresse au monde..A la Russie...comme par hasard.
Pas vraiment, mais de mes discussions littéraires j'en ressors du très bon et je suis curieuse, très curieuse et puis c'est un bon moyen pour se vider l'esprit du négatif que je traine.

Grâce à mon ami Ebooks je suis à la recherche de livres de Pouchkine.



POUCHKINE, ALEXANDRE : Récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine : Le coup de pistolet - La tempête de neige - Le marchand de cercueils - Le maître de poste - La demoiselle-paysanne - Nouvelles - Contes

Voilà par quoi je vais commencer ce soir...

43- Turn the page...

Sans passer par la case oubli direct, je préfére quand même m'aérer les idées.
Voila un petit test intérressant (surtout vis à vis de ce blog)

Quatre livres de mon enfance

J'avais douze ans, de
Nathalie Schweighoffer, ce livre m'a carrément marquée, et encore aujourd'hui je n'arrive pas à le lire sans une pointe de frayeur.

Leçon de piano et pièges mortels, de R.L. Stine (issu de la série des Chair de poule qui passaient à la télé, celui là m'a marquée particulièrement)

Anne d'Avonlea, de Lucy Maud Montgomery, c'était une collection de France Loisirset je crois que ça passait à la télé sur M6 à une époque. http://www.librairieduquebec.fr/lettres/promo/anne.php?logo=no#108198

L'histoire d'Helen Keller, de Lorena A Hickok


Quatre écrivains que je lirai encore et encore


Charles Baudelaire
André Breton
Jean Pierre Dufraigne
Annie Duperey

Quatre auteurs que je ne lirai plus

Je ne sais pas, j'aime tous mes livres


Quatre bouquins que j'emporterai sur une île déserte

La ménagerie de Versailles, de Frederic Richaud
Nadja, d'André Breton
Le crépuscule des elfes, de Jean Louis Fetjaine
Entretien avec un vampire, de Anne rice


Quatre premiers livres de ma PAL (pile à lire)


Louis XIV le lever du Soleil, de Jean Pierre Dufreigne
Molière gentilhomme imaginaire de Michel Laporte
Lestat le vampire, Anne Rice




Quatre x Quatre mots (derniers) mots d'un de mes livres préférés


"Sa majesté le Roi!" aboya l'huissier.


mercredi 30 mai 2007

42- The end

Tel un film, il est temps d'en venir au générique de fin
Comme ce n'était pas un film à l'eau de rose la fin est bien plus noire et douloureuse qu'une joyeuse fin de comédie, ici c'est un drame qui est joué, une tragédie...
C'est sombre, froid...
Des flash back...The eternal sunshine of the spotless mind...Un début magnifique, une fin où tout disparait...Je pense à ce film parce qu'il m'a émue, mais je pourrais penser à tant d'autres que j'ai pu voir ces derniers temps, précurseurs de ce qui allait se passer.
Les traitres...


lundi 28 mai 2007

41- Don't cry

Can you feel me inside your heart
As its bleeding
Why cant you belive you
Cant be loved




40- Live to win

Je n'arrive pas à dormir, je suis malade.
Je voulais voir ce film, j'en ai plus envie.
Je voulais dire combien les choses sont belles ces derniers temps, j'ai eu un raccrochage au nez violent (pour moi)
Je voulais dire que je suis plus heureuse que jamais mais me voilà les larmes aux yeux.
J'aime pas l'humain, je le confirme.
Pourquoi ne puis je pas avoir un peu de joie plus d'une journée?
A un an d'interval je revis exactement les mêmes choses, je suis en tournage en rond total, je pense que je ne m'en sortirai jamais...






39- My cat is amazing he can play the guitar/pussy superstar!

Bon ce soir après coup de fil régénérateur je vais me regarder à nouveau Quills! Mais qu'est-ce donc que ce ça( miaou?)?
Un film excellent! Vraiment excellent sur le Marquis de Sade, dehors ses histoires, dedans son enfermement, sa créativité, sa folie. Un film prenant, vivant, dosé évidemment d'
un peu d'eau de rose, mais une dose limitée quand même car c'est Sade et non pas le Titanic (référence à Kate Winslet qui passait hier sur TF1, eh oui des fois quand on s'ennuie et qu'il est tard on matte des fins de films, de toute façon Titanic c'est que bien quand il coule le bâteau, comment ça cruelle?)
Bref, Sade, Sade, Sade...

Quills, la plume et le sang...tout est résumé dans le titre. Saigner pour pouvoir faire passer son art, autant critiqué soit-il (pour de bonnes et de mauvaises raisons, notez combien ces derniers temps je suis d'une neutralité qui fait peur). Passer outre les barrières, souffrir, mais jamais en silence. Je m'y suis presque attachée à Sade, comme à Rochester (dans Rochester le dernier libertin) mais c'est encore autre chose et pourtant, pas si éloignée que ça, j'en reparlerai...plus tard.
J'ai lu Sade, j'ai détesté, du moins le peu que j'en ai lu, j'ai trouvé ça tellement cliché, grotesque, trop sale, pourtant je n'aime pas les écrits lisses mais là ce n'est qu'une provocation sans fin, sans but réel. Je n'aime pas le personnages, je n'aime pas l'auteur (je suis dure en fait) mais dans ce film le réalisateur à réussi, selon moi évidemment, à lui donner une âme, un peu d'humanité, même à travers son côté grotesque.
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est chaleureux comme personnage mais il fait rire.
Bref je n'en dit pas plus, c'est basé sur sa vie, lisez un peu avant si ç
a vous chante (sa biographie bien sûr) et appréciez.
En tout cas, je le recommande. Il est sorti en 2000 et étonnemment il y'a eu un grand silence autour de lui, pourtant il ne peut pas laisser insensible.
Quills, la plume et le sang.




38- La création du diable


J'en ai fini avec une partie de ma vie, celle du passé, je crois que de l'avoir écrite (ailleurs), m'a fait beaucoup de bien. Je repars quasi à zéro, presque neuve. J'en ai voulu à beaucoup de monde, mais finalement haïr les gens est une grande perte de temps et d'énergie! Qu'est ce qu'ils en ont a faire qu'on les déteste puisqu'ils ne vivent que pour leur propre adoration, eux, eux-même...Leur globalité. Les autres n'importent guère même s'ils vous admirent, font de vous un modèle, les autres flattent, on ramasse un peu d'orgueuil et on jette jusqu'au prochain. Les revers de l'humain. Je n'ai jamais aimé l'humain, j'ai aimé des personnes, des âmes, des caractères, des talents, je n'ai jamais aimé le genre humain dans sa globalité. Il est infecté, moisi, il devrait périr mais il arrive toujours à s'en sortir. Je n'aime pas les gens, la masse, les groupes, et pourtant j'en fais partie d'un à mon échelle. Mais j'ai décidé de ne pas perdre mon temps à penser à ceux qui ne pensent pas à moi. Pourquoi rendre une pareille qui n'existe que dans ma tête? Encore une bêtise que mon cerveau garde pour lui, il a cet art et manière de se faire du mourron pour des "gens" (notez la nuance) qui ne servent à rien la plupart du temps (il y'a des exceptions mais en général on parlera des âmes que j'admire et que je protège).

J'ai pourtant pendant un mois travaillé au milieu de centaines d'humains, tous différents, j'en ai rencontré des dizaines par jours dans des échanges plus ou moins longs, plus ou moins agréables, et bien je confirme, même si je suis bien dans ce milieu d'échanges, je n'aime pas l'humain et ses exigences.

Tout ca pour dire que j'ai changé, j'ai évolué, j'ai comme il y'a quelques années fait le tri dans mes contacts (amitiés devient un mot trop fort quand on voit que je les ai distinctement mises de côté, il y'avait des raisons à celà). Un tri nécessaire, volontaire, les rejetés l'ont sûrement ressenti. Tant mieux, ils comprendront peut être qu'on ne vit pas que pour soi.
Même si quelque part c'est ce que j'ai choisi de faire en les enlevant de ma vie.
Mais tous les jours je rencontre des gens, je lie des contacts, j'écris, j'écris énormément, je parle, j'échange, je palie à ce besoin de communiquer, de créer, de partager.

Et c'est une sensation de vivre inégalable...

37- Et une bouteille de rhum



Fuck off!
(C'est bien le genre de nana auquel j'aimerais ressembler un jour, mais ça va demander un sacré boulot lol)

Terror

This is what you call me...

I strike terror among men.
I can't be bothered by what they think.
I bare my cross,
My soul,
Myself.
I forgive,
but i never forget.
I've been put upon this earth in female form.
But I can handle myself with the best of you,
As well as the worst.
And I often have.
I have the right to remain silent,
But i choose to speak,
Sing,
Scream
I am lips,
Hips,
Tits
I am the power of a woman,
Strong like music,
True like friendship,
But without my friends,
There would be no music.
Only spoken word.

Fucker! x2

I am able to change,
So I live without regret,
Without remorse,
Only a remix.
I am drunk,
I am sober.
Heaven doesn't want me
And Hell's afraid i'll take over
Don't bother trying to censor me,
Or shut me up,
Because it won't work.
I am cold and distant,
Yet warm and close,
To those who deserve to see that side of me.
Part of me the heart of me.
You find me so hard to understand in your world.
The world you perceive to be so normal.
I am deformed,
Scorned ,
Reborn.
I am me,
And i know exactly who i am,
What i am
And the wrath i bring.
The ugly beauty,
The lying truth,
The virgin whore
The quiet storm
A lover,
A fighter,
A saint,
A sinner,
A sister,
A daughter
Old school.
A beginner.
I have decorated myself with love,
Hate,
Truth,
You.
All of you,
Both of you,
None of you,
More than one of you

Fucker! x2

With lips like sugar.
Eyes like meat.
I've watched men come,
And go,
And cheat.
I sleep to dream
And dream of sleep.
I had a dream joe
That you were standing in the middle of an open grove.
I had a dream joe
That your hands were raised up to the sky
And your mouth was covered in foam.
I've been crucified,
Justified,
And mortified by my behavior.
Both feminine,
And masculine.
I am a contradiction,
And juxtaposition.
My relief is my release,
And only time will tell.
All's well that ends well
I am unsweetened,
Unclean,
Been called drama queen.
Ex girlfriend,
Ex member,
The tantrum,
The temper.
I point my finger,
Take the blame.
And this time I will own the name.
Because no one is going to ruin me.
If i have to,
I will ruin myself.
And it will be 'My Ruin'(My Ruin)

fucker! x5


Bref je suis dans une étape cruciale, arriver a faire un régime tout en restant derrière un pc à écrire, y'a pas comme un problème là?
Pourtant je n'ai rien d'autre à faire, cruel dilemme...
Bref, je vais continuer à écrire en rêvant que je suis cette personne, ça mettra toujours un peu de motivation à continuer l'objectif que je me suis fixée



36- So old so cold

J'ai délaissé ce blog note, j'en suis consciente, mais je n'ai pas délaissé lectures et vidéos pour autant et je pense en avoir énormément assez pour mettre ici mais je n'ai pas envie de parler de tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai lu, je n'ai ni le courage ni l'envie de revenir en arrière sur tout ça, j'ai digéré tout ou presque, demeure une obsession tout de même:
Le massacre de Columbine
Je suis depuis Elephant conseillé par une amie, dans une investigation la plus totale, cherchant un coupable, cherchant des victimes, mélangeant le tout pour ne finalement pas trouver de réelle issue. Qui est le coupable? Qui est la victime? Le lien dans les faits était finalement tellement faible que les deux parties, sont, à mon goût personnel, les deux rôles à la fois.
Passant de Elephant à Heure Zero, tout en continuant sur un Bowling for Columbine qui m'a passablement déçue, en passant par un documentaire de M6 pompé mot à mot sur Heure Zero, juste un ou deux intervenant français reprenant les paroles des interviewés américains, bref du vide du vide. Un seul documentaire (hormis Elephant qui est un beau film assez spécial quand même dans son genre) a retenu mon attention, il date d'un mois (pour "l'anniversaire" du massacre, c'est celui de Lundi Investigation, sur Canal Plus, que je vous conseille si vous êtes curieux.
Bref, je ne sais pas si mon expérience personnelle, liée à mes goûts et cette adrenaline que j'aime ressentir font que je suis sensible à ces évenements datant de 8 ans, mais en tout cas j'ai dévoré tout ce que je trouvais la dessus. Une fixette d'une semaine, rien de méchant, je passerai à autre chose demain. Je ne m'étonné pas que cet événement soit américain, j'ai cherché en France quelque chose de semblable mais n'ai rien trouvé, si vous connaissez et que vous passez ici je suis curieuse de connaitre et d'apprendre.



De cet événement de toute façon on ne sait que ce que l'on a bien voulu nous dire, la vérité étant toujours trafiquée mais je reste convaincue d'une chose: coupables et victimes sont a tour de rôle dans l'un et l'autre des cas...

mercredi 9 mai 2007

35- Magick






Je vous invite a regarder mes archives et lire du Lilith Von Sirius...
Ainsi font font les marionnettes...un dernier tour et puis s'en vont...


Sex Magick...

34- Masochist






-Die Form-

dimanche 29 avril 2007

33- Les cerisiers

Pour continuer à trouver de l'inspiration et une suite à mon rêve, il me fallait une bonne dose d'informations concernant le Japon, ses us et coutumes, la façon de vivre la bas, c'est ce que je fais ce soir, m'attaquant aux cerisiers (sakura) comme au Kanji (http://kanji.free.fr/), je ne connais quasi rien de ce grand pays, et pourtant j'ai besoin de lui.



32- Inspirations nocturnes

Je me remet à écrire...sur une base de rêve, pas fini, pas commencé, juste un peu bizarre tout en restant tellement réel, mon rôle n'étant plus le mien, l'histoire étant si lointaine. Le Japon, pourquoi le Japon dans mon rêve? Quatre jeune, jamais vus, jamais connus...Pourquoi eux? C'est à partir de ce peu de choses que je "rêve" de tracer une ligne d'au moins une centaine de page...à voir...à essayer, si le temps me laisse un peu m'évader, si le travail ne me tue pas...(pas physiquement évidemment mais juste mon imaginaire...).




vendredi 27 avril 2007

31- Edward

Encore du Burton, toujours du Burton...






dimanche 22 avril 2007

30- Ed Wood

Johnny Depp, Sarah Jessica Parker et surtout...Tim Burton...Voilà mon programme ce soir.



Je suis en train de matter le film mais ça n'émpêche pas de chercher des infos sur Ed Wood.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Davis_Wood_Junior

Dès sa prime enfance, Edward D. Wood Jr. subit les affres de la fantaisie maternelle : celle-ci l'habillera en fillette jusqu'à ce qu'il atteigne un âge suffisant pour émettre des remarques. À l'âge de 4 ans, le jeune Wood déambule en robe dans le voisinage, s'intéressant de très près aux histoires, aux images, à la vie des autres. Très tôt il commencera à faire des photos, à rêver de westerns. En écrivant ses premiers scénarios, il recrute les gamins du voisinage pour jouer de petites scènes. Le reste de son temps, il le passe dans les cinémas de quartier.

Après le bombardement de Pearl Harbor, Wood décide d'intégrer les Marines. Il partira au front, y sera blessé, et récoltera une moisson de médailles. Mais toute sa fierté de son épisode de combattant viendra d'un autre détail : il portait, sous l'uniforme réglementaire, des sous-vêtements féminins de coton rose, un brin moins académiques.

De retour aux États-Unis, en 1946, Wood a eu le temps de formaliser ses aspirations : il déménage en Californie et commence à proposer ses services aux principaux producteurs. Il accumule échec sur échec, mais persévère et finit par obtenir la direction d'un projet tiré du livre de Christine Jorgensen sur la transsexualité, Glen or Glenda. Ce film propose indirectement une plongée dans la psyché même de Wood, en particulier sur son goût du travestissement, raffinement totalement inimaginable à la fin des années 1940. Cette tendance expliquera l'échec du mariage éclair de Wood avec Norma McCarty (qui dura 5 mois). D'un point de vue strictement artistique, Glen or Glenda démontre aussi le total manque de talent de Wood, avec notamment le personnage de Bela Lugosi (que Wood idolâtrait et avait réussi à convaincre de reprendre sa carrière, celui-ci préférant à l'époque boire du matin au soir en pyjama, en ruminant ses vieilles querelles avec Boris Karloff), jouant un narrateur blafard, psalmodiant des menaces incompréhensibles.

Suivit Bride of the Monster (1955) qui, accumulant les maladresses scénaristiques et techniques (avec notamment l'utilisation de déplorables images d'archives n'ayant peu ou rien du tout à voir avec le film), fut tout de même le seul film de Wood à rapporter de l'argent.

En 1955, Wood rencontre Kathy, qui deviendra sa femme et l'accompagnera jusqu'à sa mort, acceptant son goût du travestissement (et de retrouver ses pulls angoras copieusement élargis).

C'est avec Plan 9 from Outer Space (1959) que viendra la reconnaissance par le public de la tragique absence de talent de Wood : réunissant autour de lui le petit groupe de parias de l'audiovisuel qu'il avait réussi à fédérer (n'oublions pas que Wood, malgré ses objectives lacunes, était un homme charismatique et passionné, capable de convaincre et de plaire) : Tor Johnson, ancienne star du monde de la lutte, Vampira, ancienne speakerine, et Bela Lugosi, malgré sa mort quelques jours avant le début du tournage, auquel Wood fit un vibrant hommage en incluant en incipit de son film quelques secondes du vieil homme qu'il avait filmé en train de cueillir une fleur. Wood y vit une bouleversante poésie, mais ne put se résoudre à renoncer à ce personnage pour tenir le rôle principal : il engagea le chiropracteur de sa femme, Tom Mason, (dont la ressemblance avec Lugosi ne sembla frapper qu'Ed Wood) qui dut jouer le film le visage toujours à moitié caché par sa cape, afin de ne pas (trop) faire remarquer le changement d'acteur.

Ses films suivants suivirent des trajectoires tout aussi chaotiques, ne sortant souvent dans les salles que des années après leur réalisation, faute de moyens.

Ed Wood vécut pour le cinéma et faire des films, pas pour les vendre. L'accumulation des échecs commerciaux de ses œuvres le plongea progressivement dans la mélancolie et l'alcool, et il mourut à 53 ans des complications de son alcoolisme.

L'histoire de ce réalisateur passionné et dévoué à son idée de l'art par-delà toute logique, ressurgit quelques années plus tard, lorsqu'il fut élu plus mauvais réalisateur de l'histoire au début des années 1980. Suivit en 1994 le film Ed Wood de Tim Burton, honneur singulier et sincère à ce personnage trop intègre et inspiré pour être risible.

Des navets, des films bien plus mauvais que ceux d'Ed Wood, le cinéma en regorge. Mais alors qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui seul le nom d'Ed Wood demeure dans nos esprits ? Ce sont sûrement son incroyable liberté de ton et sa touchante naïveté. Bien qu'ils ne respectent pas certaines règles auxquelles le cinéma classique nous a habitué, les films d'Ed Wood sont incroyablement sincères et c'est cette qualité qui fait que ses films demeurent intéressants aujourd'hui .




jeudi 19 avril 2007

28- Année Zéro

27- Lectures commandées

J'ai pas le temps, je cours sans arrêt entre mon centre formateur, leur dépot pour la conduite, etc etc, et j'ai quand même eu une envie énorme de lire, de lire et de lire, d'avoir des livres neufs dans la main, de les découvrir vierges de tout regard, j'avais envie de les dépuceler à ma manière, en les lisant, quelques pages de temps en temps, en les dévorant avec frénésie et passion, en les délaissant comme une vieille amante usée, j'avais envie d'eux, une envie quasi sexuelle (en plus le sujet est...sexuel tout autant!) mon cerveau sensible à tous les mots, frémissant sous les pages que j'imagine déjà...

Alors j'ai commandé deux livres, un dont j'entend parler depuis que la lecture est devenue une passion dévorante et que les récits réalistes et violents m'emmènent dans des autres univers: saccagés, perturbés, détruits, à reconstruire...Tient, tout à fait ce qu'est ma vie en ce moment. Depuis mes douze ans ou justement j'avais lu "J'avais douze ans" (je ne vous raconte pas, cherchez et lisez, je l'ai lu il y'a des années je me souviens encore des mots qui me frappent la tête et me basculent en arrière comme la v
ictime) je suis attirée par les récits de vie, les récits de vie brisées, comme si je cherchais à rendre hommage à ces anonymes fracassées, en me sentant comme elle, les lire c'est quelque part pour moi...les vivre.

Donc j'ai comméncé par du fort (et pourtant tellement culte que ça
en est déprimant) :



http://fr.wikipedia.org/wiki/Moi,_Christiane_F.,_13_ans,_drogu%C3%A9e,_prostitu%C3%A9e...

« ..Nous avons toujours rêvé d'aller à Paris. Nous voulions louer une chambrette à Montmartre et nous y désintoxiquer. Nous n'avions jamais entendu parler de la drogue à Paris, et nous pensions que ça n'existait pas. A Paris il n'y a que des artistes, des mecs super, ils boivent du café, ou un verre de vin de temps en temps... »


Et puis dans un autre genre :

Gérard Salama est chirurgien gynécologue obstétricien. Il exerce à Paris, en milieu hospitalier et dans le privé.

"Je suis toujours étonné de la fascination qu'exerce ma profession sur les hommes et les femmes. Quand on m'interroge sur mon métier et que je prononce le mot gynécologue, tous les regards se tournent vers moi. Les hommes notamment me bombardent de coups d'œil envieux et complices…"

Assurément le métier de gynécologue suscite bien des fantasmes. Pourtant… La vie d'un gynécologue obstétricien ne se résume pas à un défilé de femmes qui se dénudent. Lourde de responsabilités, riche en émotions, elle est faite de douleurs, mais aussi du bonheur de mettre un enfant au monde, du plaisir de partager l'essentiel de la vie des femmes."

samedi 14 avril 2007

26- L'Enfer

Montmartre encore et toujours (que je l'aime ce quartier parisien)...

L’Enfer, cabaret, 53 boulevard de Clichy.
1898




Maintenant ce n'est plus qu'un monop' pourri, dommage...

Et le cabaret du Néant "où l'on vous apprend que vous allez mourrir"

vendredi 13 avril 2007

25- Au commencement

Lilith Von Sirius toujours. Des textes puissants à lire. No comment.

J'écris ces lignes que Tu liras ensuite.

J'aurais moi-même aimé savoir ce qui me possédait, pourquoi je T'étais toujours fidèle. Je ne pouvais pas me mentir avec un petit ami alors que je ne pouvais penser qu'à Toi. Une fois que l'on trouve quelque chose qui correspond vraiment, il est impossible de se satisfaire de moins. Je ne T'idéalisais même pas, il y avait des choses en Toi qui ne me plaisaient pas particulièrement (cela me rassurait de constater cela) - au-delà de cela il restait un sentiment de proximité absolue, un sentiment de me composer de la même matière que Toi, une viscérale capacité de tout laisser tomber ce à quoi je pouvais m'identifier pour me rapprocher de Toi; et des choses que je ne comprends pas tout à fait, un désir d'abandon, dans lequel je me ressentais comme un bébé...

Tout cela ne voulait pas dire que j'exigeais de Toi une affaire qui n'aurait rien amené de bon à personne, à moi tout en dernier...

J'essayais peut-être un peu naÏvement de continuer quelque chose avec Toi qui me paraissait très différent, car j'avais éteint mon désir et développé vis-à-vis de Toi un enthousiasme platonique. Tu restais cependant mon préféré, mon j'aimerais-bien-meilleur ami, celui qui me donnait le plus de force. Je développai cette aptitude, aussi, pourquoi pas, justement de ne pas coucher avec Toi, car cela me paraissait la condition nécessaire pour Te donner une certaine liberté et aisance avec moi. Si fière de ce nouveau contrôle sur mes pensées, alors que je nous imaginais plutôt en de tendres et romantiques situations, et non plus dans les plus chaudes, je voulais encore boire des cappuccinos en Ta compagnie à des terrasses italiennes.

Ainsi j'étais à une terrasse espagnole et cela à Hambourg. Je venais de T'appeler mais Tu m'avais refusé tout rendez-vous en prétextant un manque de temps. J'étais frustrée. Ton ton rendait toute insistance simplement déplacée. Mais je T'avais souvent écrit des lettres, et cela me plaisait. Le fait lettre était quelque chose en soi; et ainsi je pouvais m'exprimer comme je l'entendais.

Il était parfaitement logique que la tenace passion qui m'animait n'était pas une évidence après cette longue période de séparation. Je pensais au début qu'après l'usuelle première période de chagrin je T'oublierais, je cherchais même déjà un nouvel ami - mais ça ne fonctionnait pas, et ça ne voulait pas fonctionner à cause de moi.

Je devais me rendre rapidement à l'évidence qu'il restait entre nous quelque chose d'inachevé, que celui que je voulais en vérité était Toi. Cela m'avait coûté du temps et de la peine de le voir, car Tu as aussi été dur envers moi et m'as clairement fait comprendre que tout était fini entre nous. Mais le seul chemin honnête qui me restait était de T'en parler.

Je ne voyais aucun autre chemin vers Toi, pour que Tu comprennes à quel point Tu m'étais important, que je pensais longtemps et beaucoup à Toi et que je voulais Te rencontrer à nouveau, bien que différemment, que ce qui me poussait vers Toi était autre chose que des sauts d'humeur. Au téléphone cela passait mal: c'était trop facile de comprendre autre chose, et impossible d'exprimer tout ce que j'avais ressenti durant cette dernière année; j'avais l'impression que Tu pensais que je ne voulais qu'aller dans Ton lit, que demain je n'y penserais plus et voudrais dans un autre lit. Je savais également que Tu étais toujours intensément actif au bureau et pas disponible pour des discussions profondes.

Alors je commençai une lettre pour Toi.

Darling,

je ne sais plus quand et comment c'est venu. J'étais loin de Toi, pensais à Toi, Te désirais. L'habitude est simple: allongée tranquillement sous une couverture, mes doigts effleurent mon clitoris, le film commence à un moment à se dérouler de lui-même et avec lui vient l'ivresse de l'amour solitaire.

Le film en est un sans début ni fin. Je T'appartiens. Au début Tu étais simplement brutal. Ensuite Tu devins cynique. Le film est toujours là. Je peux sentir Ton collier à mon cou dans la rue, et Ton ordre, je sais alors que toute résistance est vide de sens. Tu as tout le pouvoir sur moi.

Je veux raconter plus exactement.

Tu m'emprisonnes. Tu peux m'ordonner froidement dans Ton appartement : "Déshabille-Toi !" J'obéis, hypnotisée, ou résiste... La plupart du temps non... Alors Tu m'attrapes, tords mes bras, et Tu as déjà préparé... Des bracelets en cuir et métal qui immobilisent mes bras, des colliers et des bâillons qui plongent jusque dans ma gorge... Les bâillons sont si inconfortables que je ne peux plus me débattre, je dois rester calme...

Alors je sais: obéir et survivre ! Je remarque tout de suite que toute rébellion, ne serait-ce qu'un regard, Te rend sauvage et furieux... C'est pour ainsi dire un signe pour que Tu me traites plus durement...

Ta tactique est simple et efficace. Plusieurs fois au début du dressage je suis punie, comme ça pour rien, juste pour que je sache ce qui pourrait m'arriver si je me conduis de manière indisciplinée... Les punitions sont dures, Tu m'attaches très inconfortablement, me fouettes, mets ces cruelles pinces à mes tétons, à mon sexe, glisses des bouts de bois en moi qui sont déjà au départ beaucoup trop gros... à un moment la douleur se transforme, je perds toute notion du temps, Ton contact devient extase. Tu me touches, me piques avec Ton couteau, me violes, prends ma bouche et ma gorge, et cela d'une façon à laquelle je ne peux en aucune manière échapper, je dois le supporter, que ce soit possible ou non. J'apprends tout de suite que Tes humeurs sont tout et mes besoins rien.

La douleur est intense, insupportable, mais à travers elle, que je sois consentante ou non, Tu m'amènes à des orgasmes d'une force comme je n'en ai jamais vécu ni même supposé être. Oui, puis Tu me libères, Tu me fais l'amour et c'est le bonheur absolu. Tu es tout, Tu es mon univers...

Les jours passent, puis les semaines... Un jour Tu m'expliques qu'il est temps que je devienne prostituée.

Tu m'as dressée à cela. A partir de maintenant des hommes viendront ici et mon devoir est de les satisfaire parfaitement, de les traiter d'une manière qu'ils ne pourront oublier. Ils payent jusqu'à 20 000 francs pour quelques heures, et ils doivent vouloir revenir... à ce prix il est évident qu'ils peuvent m'insulter et me battre, et me prendre de chaque manière qu'ils jugeront bonne. Je suis une courtisane de luxe soumise.

Là je proteste: je n'aime que Toi, je ne peux toucher aucun autre! Alors Tu m'attaches et me laisses suspendue sans me toucher ni même me parler. Tu dis seulement que je dois finalement me rendre utile, que Tu tiens à prendre l'argent de ma prostitution, et que je ne serai libre qu'une fois que je serai devenue raisonnable. Deux jours et une nuit. J'ai crié que je ne pouvais plus. Tu m'as bâillonnée sans un mot.

A un moment Tu m'as détachée, massé mes muscles engourdis et m'as parlé tout doucement... Tu as dit que je devais accepter cela, devais apprendre à satisfaire tous les hommes, et que Tu allais m'aider pour que cela se passe bien... Tu m'as tenue tout contre Toi et j'ai dormi très longtemps... Tu me laisses alors me promener librement pendant une journée, sans m'attacher. Tu fermes juste l'appartement à clé et emportes le téléphone. Je me repose, baigne, reste au lit et dors. Le soir Tu rentres. Tu es gentil et tendre, m'embrasses et me caresses partout. Déclares ensuite que Claude passe ce soir.

J'ai toujours bien aimé Claude et l'ai trouvé sexy. Tu me déshabilles, me pénètres, arrêtes - je suis si sauvage! C'est cette fois si tendre, si enjoué. Je Te laisse passer des bracelets à mes poignets, Tu le fais lentement, je respire si vite et gémis, je crie presque quand Tu plies mes bras dans mon dos et amènes mes mains presque à ma nuque. Tout mon buste est tendu en arrière et Tu embrasses mes seins. Les mords. Lentement Tu passes encore plus d'attaches autour de mon corps, jusqu'à ce que je ne puisse que rester assise sur mes talons, je T'ai dans ma bouche, Te suce et c'est l'extase, c'est tout aussi bon que lorsque Tu prends mon ventre.

On sonne.

Et Claude entre, me voit nue et attachée, c'est clair dès le premier regard - c'est une nuit d'amour!

Claude est calme, patient, il peut rester longtemps allongé contre moi avant de prendre mon derrière... Tu nous regardes de Ton fauteuil, puis me prends aussi, une fois mon ventre et une fois ma bouche...

C'était très beau, intense et extatique. Pour la première fois j'étais aimée de deux hommes, prisonnière et prostituée. Il y eut aussi d'autres situations... Le matin Tu m'avais attachée sur le tronc d'arbre, as bandé mes yeux et laissé ma bouche ouverte... Pendant la journée deux types sont entrés, je ne savais pas qui ils étaient... Ils ont d'abord fouetté mon derrière, puis un d'eux m'a prise, mon derrière était sec, ça faisait mal, et l'autre prenait ma gorge, ça a duré si longtemps... Ils m'ont prise comme une poupée, j'avais peur, je ne savais ni qui ils étaient ni ce qui pourrait m'arriver ensuite... Après qu'ils m'aient prise ainsi plusieurs fois, ils sont simplement partis... Je pleurais encore quand Tu es rentré...

Je m'adapte simplement à cela, c'est la seule possibilité, je T'appartiens et exécute exactement tout ce que Tu me dis.

Puis il y a ce château secret où le groupe à cinq têtes se retrouve quelquefois, quelquefois, quand il devient nécessaire de resserrer les liens, quand il est possible de trouver une femme pour cela... Maintenant je suis là, comme par hasard moi... Souvent dans cette chambre au lit à baldaquin, la nourriture est si exquise, les vins et le hasch aussi, et vous tous venez et me faites l'amour, tout le temps... Jour et nuit je suis caressée, embrassée, prise, quasiment sans interruption je vous sens en moi... Dans tous mes trous, sur toute ma peau... Parfois vous décidez que nous allons descendre aux caves. Oui, j'y suis habituée, souple, résistante, mais... Les caves sont très dures, sombres et froides, et ces instruments de torture antiques dans lesquels vous me placez... Presque toujours bâillonnée, à moins que l'un d'entre vous ne veuille m'entendre hurler à toute voix... à chaque fois dans les caves je pleure de douleur, souvent vous me portez au moment de partir... J'essaie alors d'être aussi active que possible au lit pour éviter que l'ennui n'amène une nouvelle session... qui arrive quand même...

A un moment du film je jouis. C'est toujours un instant intensément douleureux, où je dois tendre tous mes muscles pour garder une position vitale. Oui, c'est ainsi depuis plus d'une année, cette fantaisie est la seule chose que je connais du sexe à présent, je ne laisse personne me toucher, et sans le film je ne deviens pas excitée du tout... Je dois sentir comme Tu peux tout faire de moi, je dois être Ton jouet... J'aimerais aussi le vivre! J'aimerais que nous concevions ensemble les liens dans lesquels Tu me veux, J'aimerais les fabriquer ensuite de cuir, de bois et de métal, et venir à Toi à tout moment que Tu me commanderas... être disponible de suite à Ton ordre, jetée dehors quand Tu le jugeras bon... Je suis possédée de Toi et veux le rester, l'intensifier!

Ton esclave, Lilith.