
Le saut de la pucelle
Haute Loire
Avant la Révolution, on montrait sur une corniche à pic au-dessus de la plaine et près d'une chapelle vouée à Saint Michel, qui existe encore aujourd'hui, l'empreinte de deux pieds. C'étaient ceux d'une jeune fille du Puy qui, en butte aux médisances de ses voisins, s'était précipitée de là dans la plaine, à 300 pieds au-dessous. Elle commença avec succès, grâce à la protection de Saint Michel, mais l'orgueil l'ayant poussée à une troisième tentative, elle fut abandonnée par son protecteur et périt misérablement [...]
Le saut du Diable
Haute Loire
Dans les gorges de la Loire, deux creux sont réunis par une rigole à la face supérieure d'une roche adhérante aux vastes rochers à pointes aiguës et comme crénelées que le peuple appelle le château des Sarrasins. C'est un lieu sinistre et hanté : ami des païens, le démon les visitait souvent. Un jour, ils se brouillèrent et le démon essayant, contre leur volonté, de franchir la Loire qui le séparait du château, lança du haut d'une roche son coursier qui le précipita dans le fleuve.
Serait-ce en l'honneur de la légende ou dans un tout autre but qu'on a gravé artistiquement en creux un fer à cheval sur une autre roche située au bord de la Loire, à cinq ètres au-dessus de son lit? Le peuple n'hésite pas à expliquer cette dernière empreinte: il l'appelle le Fer du Diable.


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