jeudi 19 avril 2007

28- Année Zéro

27- Lectures commandées

J'ai pas le temps, je cours sans arrêt entre mon centre formateur, leur dépot pour la conduite, etc etc, et j'ai quand même eu une envie énorme de lire, de lire et de lire, d'avoir des livres neufs dans la main, de les découvrir vierges de tout regard, j'avais envie de les dépuceler à ma manière, en les lisant, quelques pages de temps en temps, en les dévorant avec frénésie et passion, en les délaissant comme une vieille amante usée, j'avais envie d'eux, une envie quasi sexuelle (en plus le sujet est...sexuel tout autant!) mon cerveau sensible à tous les mots, frémissant sous les pages que j'imagine déjà...

Alors j'ai commandé deux livres, un dont j'entend parler depuis que la lecture est devenue une passion dévorante et que les récits réalistes et violents m'emmènent dans des autres univers: saccagés, perturbés, détruits, à reconstruire...Tient, tout à fait ce qu'est ma vie en ce moment. Depuis mes douze ans ou justement j'avais lu "J'avais douze ans" (je ne vous raconte pas, cherchez et lisez, je l'ai lu il y'a des années je me souviens encore des mots qui me frappent la tête et me basculent en arrière comme la v
ictime) je suis attirée par les récits de vie, les récits de vie brisées, comme si je cherchais à rendre hommage à ces anonymes fracassées, en me sentant comme elle, les lire c'est quelque part pour moi...les vivre.

Donc j'ai comméncé par du fort (et pourtant tellement culte que ça
en est déprimant) :



http://fr.wikipedia.org/wiki/Moi,_Christiane_F.,_13_ans,_drogu%C3%A9e,_prostitu%C3%A9e...

« ..Nous avons toujours rêvé d'aller à Paris. Nous voulions louer une chambrette à Montmartre et nous y désintoxiquer. Nous n'avions jamais entendu parler de la drogue à Paris, et nous pensions que ça n'existait pas. A Paris il n'y a que des artistes, des mecs super, ils boivent du café, ou un verre de vin de temps en temps... »


Et puis dans un autre genre :

Gérard Salama est chirurgien gynécologue obstétricien. Il exerce à Paris, en milieu hospitalier et dans le privé.

"Je suis toujours étonné de la fascination qu'exerce ma profession sur les hommes et les femmes. Quand on m'interroge sur mon métier et que je prononce le mot gynécologue, tous les regards se tournent vers moi. Les hommes notamment me bombardent de coups d'œil envieux et complices…"

Assurément le métier de gynécologue suscite bien des fantasmes. Pourtant… La vie d'un gynécologue obstétricien ne se résume pas à un défilé de femmes qui se dénudent. Lourde de responsabilités, riche en émotions, elle est faite de douleurs, mais aussi du bonheur de mettre un enfant au monde, du plaisir de partager l'essentiel de la vie des femmes."